Malfaçons de travaux : comment les reconnaître et faire valoir vos droits
- christophe leroy
- 22 juil.
- 2 min de lecture

Par HDF Expertises – Expert en pathologie du bâtiment dans les Hauts-de-France
Après une construction, une rénovation ou des travaux de second œuvre, il n'est pas rare de découvrir des défauts d'exécution. On parle alors de malfaçon. Certaines sont sans gravité, d'autres peuvent compromettre la solidité de l'ouvrage ou son usage normal. Comment les identifier, et surtout, comment se faire indemniser ? HDF Expertises vous explique tout.
1. Qu'est-ce qu'une malfaçon ?
Une malfaçon est un défaut d'exécution des travaux, résultant d'une erreur, d'une négligence ou d'un non-respect des règles de l'art par l'entreprise ou l'artisan intervenant. Elle se distingue :
du vice caché, présent avant la vente d'un bien mais non détectable lors de l'achat ;
de l'usure normale, qui résulte du simple vieillissement d'un ouvrage bien exécuté.
2. Les malfaçons les plus fréquentes
En gros œuvre
Fondations mal dimensionnées ou mal exécutées
Défaut d'étanchéité de toiture-terrasse
Mauvais dosage du béton, ferraillage insuffisant
Absence de joint de dilatation
En second œuvre
Carrelage qui se fissure ou sonne creux (défaut de pose)
Peinture qui cloque ou s'écaille prématurément
Fenêtres ou portes mal posées, défauts d'étanchéité à l'air
Installation électrique non conforme aux normes
Plomberie mal raccordée, fuites récurrentes
En finitions
Enduits fissurés peu après la réception
Défauts d'aplomb sur des cloisons
Isolation mal posée, ponts thermiques
3. Les trois niveaux de garantie à connaître
En France, trois garanties encadrent la responsabilité des constructeurs :
La garantie de parfait achèvement (1 an après réception) : couvre tous les désordres signalés, y compris les simples malfaçons esthétiques.
La garantie biennale (2 ans) : couvre les éléments d'équipement dissociables (volets, chauffe-eau, robinetterie...).
La garantie décennale (10 ans) : couvre les désordres qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination (fissures structurelles, infiltrations majeures, affaissement...).
4. Comment réagir face à une malfaçon ?
Ne réglez pas le solde des travaux avant d'avoir signalé les réserves lors de la réception, si le chantier est encore en cours.
Notifiez par écrit (lettre recommandée avec accusé de réception) l'entreprise ou l'artisan concerné, en décrivant précisément le désordre.
Constituez un dossier photo daté, et conservez tous les échanges et documents contractuels (devis, factures, plans).
Faites appel à un expert bâtiment indépendant pour objectiver le désordre, en déterminer l'origine et chiffrer les travaux de reprise.
Mobilisez les garanties légales applicables (parfait achèvement, biennale ou décennale) ou, à défaut, la responsabilité contractuelle de l'entreprise.
5. Pourquoi faire appel à un expert indépendant ?
Face à une entreprise qui minimise le problème, ou à un assureur qui tarde à statuer, un rapport d'expertise indépendant est souvent décisif. Il permet de :
établir objectivement l'origine et la gravité du désordre ;
distinguer une malfaçon d'un simple défaut d'entretien ;
chiffrer précisément le coût des reprises nécessaires ;
appuyer un dossier amiable ou une procédure judiciaire si nécessaire.
Conclusion
Une malfaçon n'est jamais à prendre à la légère, même lorsqu'elle paraît mineure au départ. Agir vite, documenter et solliciter un avis d'expert indépendant sont les meilleurs réflexes pour préserver vos droits et la valeur de votre bien.
Vous suspectez une malfaçon sur vos travaux récents ? HDF Expertises réalise un diagnostic indépendant et vous accompagne dans vos démarches, y compris pour mobiliser la garantie décennale.




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